Abitibi-Témiscamingue, il était une fois dans l’Ouest

Abitibi-Témiscamingue

Il était une fois dans l’Ouest

Bénie des Dieux et méconnue des hommes, l’Abitibi est une région immense et sauvage, encore relativement isolée. Des milliers de lacs rougeoyant au soleil couchant, des forêts d’épinettes et de bouleaux dressés comme des fantômes à perte d’horizon. Un décor boréal, terre ancestrale des Algonquins, terre d’adoption des blancs venus du sud au début du XXe siècle.

Bienvenue au pays des géants. Au nord du 49e parallèle, s’étend un territoire grand comme la Belgique, comptant près de 100 000 lacs et une multitude de rivières, l’Abitibi. Couverte de forêts d’épinettes et de sapins, c’est le paradis des orignaux et des ours noirs. La région est située sur la ligne de partage des eaux entre le bassin hydrographique de la Baie d’Hudson, au nord, et celui du Saint-Laurent, au sud. Longeant l’Ontario à l’ouest, et frôlant les frontières du grand Nord vers la Baie James, l’Abitibi est séparée du reste du Québec, par les 13 615 km² de la réserve faunique La Vérendrye.

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Cette barrière naturelle

Elle isole ses habitants des grands centres urbains de la vallée du Saint-Laurent. L’hiver lors des tempêtes de neige, la 117, unique route qui dessert la région depuis le sud, est parfois fermée à la circulation. Cette géographie explique l’occupation tardive de l’Abitibi par les populations du sud de la province. Elle explique aussi, sans doute, l’ignorance et parfois le dédain – mille pardons amis Québecois ! – de la population du reste du Québec envers la région.
Combien de fois ai-je entendu :  » Mais qu’est-ce que tu vas donc faire en Abitibi ? Y’a rien là-bas ! « . Ah oui ? Hé bien, allez-y donc pour voir ! On en reparlera quand vous aurez goûté aux espaces infinis et à l’accueil chaleureux des habitants.

L’Abitibi est la terre des Algonquins depuis plus de 6 000 ans

Ils pratiquaient la chasse, la pêche et, depuis le XVIIe siècle, le commerce de la fourrure avec les premiers Blancs ayant créé les postes de traite de la Baie d’Hudson.
Plus tard, l’arrivée du train transcontinental et la découverte de mines d’or, donnèrent des ailes aux bâtisseurs. Val-d’Or fut ainsi fondée en 1934. Les scieries prospèrent et prirent une ampleur internationale. Ce fut le temps de l’euphorie. Aujourd’hui encore, si l’économie de la région repose en grande partie sur les mines et la foresterie, ce secteur subit régulièrement des difficultés. C’est pourquoi, ces dernières années, l’Abitibi joue une carte plus importante à même de largement sauvegarder l’économie de la région : Le tourisme.

En effet, avec l’engouement pour le plein air et le tourisme d’aventure, l’Abitibi est devenue une destination idéale et attendue par les amoureux de nature et de grands espaces vierges. Sa nature est un baume pour l’âme, un plaisir pour les yeux. En été, comme en hiver.

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Crise dans la forêt…

Fleuron de l’industrie, la foresterie a été sévèrement atteinte ces dernières années. En Abitibi, sur vingt-cinq usines de première transformation du bois (sciage, panneaux, pâtes et papiers), huit ont fermé leurs portes, sept pour une durée indéterminée, une définitivement (scierie Tembec de La Sarre). Près de 1 400 emplois perdus.
Principales causes de la crise : réduction de 20% des droits de coupe imposée par le gouvernement provintial en 2005; augmentation du dollar canadien ; taxe de 27% instaurée par les Etats-Unis sur le bois d’oeuvre canadient entre 2002 et fin 2005. La filière bois cherche à se restructurer dans les deuxièmes et troisièmes transformation

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